SERIE NETFLIX : RUSSIAN DOLL





 Vous avez déjà ressenti ce sentiment d’injustice de savoir que vous êtes doué pour quelque chose mais personne ne le voit ? Lorsqu’on est comédien (e), on est soumis au choix et aux envies des créateurs, réalisateurs, metteur(e)s en scène, directeurs ou directrices de casting. Soumis aux envies des autres et non aux siennes. Alors, on vous cantonne à des personnages sans saveur et insipide parce qu’ils l’ont choisi. Jamais de premiers rôles, toujours des secondaires dans l’ombre des autres. Une personnalité trop forte, difficile à gérer, une voix trop grave ou pas assez. Vous êtes atteint du syndrome de la société de consommation: Le trop ou pas assez. Alors que faire ?

Des fois, il suffit juste de se jeter à l’eau et d’arrêter d’attendre. Si on arrive plus à se réaliser autant créer un personnage et une histoire qu’on a envie d’interpréter pour prouver qu’on est loin d’être un acteur ou une actrice de seconde zone. C’est bien connu  et comme le dit l’adage : “ On n’est jamais si bien servi que par soimême! «

C’est ce que prouve Natascha Lyonne avec sa série sur Netflix !

Ah pardon, vous ne savez pas qui est Natascha Lyonne ? Personnellement, je ne connaissais pas son nom non plus, le fameux syndrome de l’acteur secondaire … Je me suis promenée un peu sur la toile et j’ai lu qu’elle avait tourné dans “American Pie”, qu’elle était devenue la Lindsay Lohan de l’époque … tu m’étonnes avec les choix de personnages de teenagers qu’on lui proposait, le seul choix qu’elle avait c’était de se foutre en l’air. C’est ce qu’elle a fait … avec la drogue ! Et puis un rôle de jeune cheerleader homosexuelle  dans « But I’m Cheerleader! » et bim la voici bloquée. Elle sera Nicky dans “Orange is the new black” pendant 7 saisons, la rousse new-yorkaise, juive et accro au sexe. Sa boucle temporelle à elle ….

“ Russian Doll “ ou “Poupée russe” sera sa porte de sortie ! Elle co-produit, co-écrit et co-réalise sa série et avec ENFIN un premier rôle. Un personnage qui lui colle à la peau, qui lui ressemble et qui nous épate.

Nadia est une fougueuse créatrice de jeux vidéos new-yorkaise, avec une vie dissolue qui fête ses 36 ans un soir avec des amis. Mais ce soir-là , tout ne se passe pas comme prévu, elle meure brutalement renversée par un taxi. Mais le cauchemard continue, elle se réveille quelques heures plus tôt, durant sa fête d’anniversaire dans la salle de bain. Nadia est bloquée dans une boucle temporelle où elle doit revivre cette soirée avec des morts différentes. Difficile de comprendre ce bug ainsi que le pourquoi du comment … surtout quand on est seule. Au bout de diverses morts tragi-comique, Nadia commence à déchanter et à craindre certains objets de la vie quotidienne comme des escaliers ou des bouches d’égouts. Au bout du compte, elle devient indifférente à la mort , elle ne la craint plus même dans un ascenceur qui plonge dans le vide. Elle est juste dégoutée d’avoir été rattrappée encore une fois. Mais dans cet ascenceur, elle croise un homme, Alan, qui comme elle, semble indifférent à la situation. Peu importe, lui aussi meurt tout le temps.

Alors pourquoi, pourquoi eux ? Ont-ils fait quelque chose de mal ? Tout comme dans le film “Un jour sans fin”, Nadia et Alan vont essayer de s’améliorer à chacune de leurs morts pour essayer de comprendre et de passer le niveau de ce jeu infernal. Comme un Phoenix, le cosmos leur donne une chance de renaitre de leurs cendres et d’affronter la vie autrement.

Le scénario est intelligent, plein d’humour et il arrive facilement à se réinventer à chaque épisode. La réalisation est simple, soignée et le format de 30mn donne un rythme intéressant au concept. Pour l’interprétation tout repose sur Natascha Lyonne qui donne à la série une dimension à la fois comique, tragique et dramatique.

Drôle, émouvant, magnétique et addictive, “Russian Doll” est une série brillante.

C’est certain, Natascha Lyonne a pris sa revanche et nous, on en redemande encore, encore, encore, encore , ….

Alors laissez-vous surprendre !


SERIE NETFLIX : The Good place





Très égoiste, narcissique, solitaire,  envieuse et peu fiable, Eleanor n’est pas la personne la plus sympathique au monde et en qui on peut faire confiance. Mais un jour, sa vie bascule. Après avoir hurlé sur un représentant style “Greenpeace” devant un supermarché, Eleanor est percutée de plein fouet par un semi-remorque où elle meure sur le coup. Une question de Karma, me diriez-vous….

Eleanor se retrouve au “Good Place”, une sorte de paradis yaourt glacé car d’après l’administration, elle aurait accompli de bonnes actions sur Terre. Dans ce monde, personne ne jure, ne se saoule et la gentillesse règne. Evidemment, il y a anguille sous roche, Eleanor a été confondue avec quelqu’un d’autre. Mais pas question pour elle, de finir au Mauvais endroit, entourée d’ours à trois têtes et de tortures en tout genre. Avec l’aide de son “âme-soeur”, Chidi, Eleanor essaye de devenir une bonne personne, même si elle bouscule l’ordre établi du cosmos.

Je ne suis pas du genre à regarder des séries sur le thème de la vie après la mort. J’avais peur de tomber dans une série manichéenne pronant le paradis et l’enfer. Le style de propagande bien catholique où les gentils anges vous disent quoi faire ou vous jugent sur vos actions passées.

Heureusement, j’ai été agréablement surprise ! The Good Place est une série. complètement barrée, il n’y a pas de Dieux ni de religions. On serait plus dans une philosophie comme dans Matrix. Un architecte, Michael,  aussi fou qu’hilarant a créé cet endroit avec l’aide de Janet, un robot-moteur de recherche comme Google mais avec un système d’exploitation buggué. Nous suivons les aventures de quatre morts Eleanor, Chidi, Tahani et Jianyu qui déambulent dans ce monde pastel et coloré. 

L’écriture est fine, ciselée et efficace ! Si on a l’impression que la série au fil des saisons va s’essouffler, les scénaristes arrivent toujours à trouver de nouvelles aventures complètement abracadabrantesque pour nous tenir en haleine. Servie par un casting talentueux, The Good Place est une pépite qui n’aime pas se prendre au sérieux !

Si vous voulez vous fendre la poire, vous êtes au Bon Endroit !


SERIE NETFLIX : SEX EDUCATION





A croire que ces derniers mois, Netflix adore son public teen et essaye de le préserver et de le garder très très proche de son écran. Alors que vaut le nouveau cru en ce début d’année 2019 ?

Tu as aimé la série Skins ? Master of Sex ou Lovesick ? Alors Sex Education, le nouveau pari de la plateforme est complètement créer pour toi. L’histoire est plutôt simple à résumer :

Nous sommes aux Pays de Galles. Otis est un adolescent de 16 ans et comme tout ses congénères il est mal dans sa peau. Pour ne pas arranger les choses, il vit avec sa mère, Jean,  qui est sexothérapeute. Sa mère passe ses journées à l’analyser pour essayer de s’occuper afin d’oublier son divorce. Heureusement, Otis peut compter sur son meilleur pote d’enfance Eric qui est toujours là pour lui et pour l’aider. Eric est très extravagant, solaire, drôle, assumant son homosexualité et sa passion pour un film LGBT. Et il y a le lycée… le lycée où Otis a du mal à trouver sa place, transparent, trop timide et si peu sûr de lui. Mais patatra, il croise le regard de la rebelle et belle Maeve et là il fond comme neige au soleil. Maeve est brillante, une lectrice hors pair, intelligente, féministe et écorchée vive. Elle a une vie merdique. Elle vit dans une caravane, sa mère est une junkie, son frère aussi et son père les a quitté. En gros, elle est seule. Alors niveau vie, elle survit et elle a besoin de fric. Le jour, où elle entend Otis faire son analyse et son diagnostic sur les problèmes sexuel  d’Adam, le fils du proviseur, elle flaire un bon business. Ils démarrent une mini entreprise au sein du lycée pour aider les jeunes de leurs âges sur les questions du sexe.

Bien évidemment, il y a tous les autres personnages qui peuvent permettre aux adolescents de s’dentifier et qui sont beaucoup plus intéressants que le duo principal. La série parle des LGBT, des homosexuel(le)s refoulé(e)s ou non, du vaginisme, de l’absence de désir, de l’amour, de l’avortement, des drogues, du harcèlement et de la peur d’aller trop vite et d’être en décalage. Mais toujours avec un humour so british.

Néanmoins, la série cultive les clichés de la série adolescente. L’ ados trop timide amoureux de la plus belle fille du lycée. La plus belle fille du lycée qui joue les durs mais qui veut trouver un mec gentil. La brute faux hétéro qui martyrise l’homo du lycée mais qui au fond est amoureux de lui. La cruche riche gentille qui est obsédée par le sexe, le sportif sexy et le trio cool du lycée hyper snobe et méchants.

Ce n’est pas le thème que j’ai aimé dans cette série ni le scénario malgré l’humour. C’est simple de faire un succès sur le thème du sexe chez les ados en montrant des scènes de masturbation, des tutos ou des sexes en gros plan. Le défi n’est pas là.

Ce qui est intéressant, c’est le casting et par conséquent l’interprétation.

C’est plaisant de découvrir Gillian Anderson (X-Files) dans un nouveau registre tout comme Asa Butterfield (Miss Peregrine). J’ai aimé comme les acteurs ont donné de la profondeur à leurs personnages parfois cliché, on sent un investissement profond chez chacun d’eux. Pour ma part, j’ai adoré le jeu de Ncuti Gatwa qui joue Eric, entre fraicheur, gravité et sensibilité. Un acteur à suivre.

Au bout du compte, Sex Education est loin d’être révolutionnaire mais j’ai beaucoup rigolé et j’ai passé un agréable moment.

Un série d’ados sous forme de comédie sociale … pas bête Netflix !

A vous de voir !

 

 

 

 


SÉRIE / FILM NETFLIX : BLACK MIRROR : Bandersnatch





C’est un épisode un peu particulier, que nous offre les créateurs Charlie Brooker , Will Bridges et Jesse Amstrong de Black Mirror. Il faut dire que ces dernières années, le concept commençait à s’essoufler alors il fallait revenir sur un thème pas encore traité. Netflix propose aux créateurs de créer un épisode interactif à fin de redynamiser l’idée. Les créateurs ne le cachent ils ont claqué la porte lors du premier rendez-vous. Mais on ne fait pas partir la poule aux oeufs d’or. Alors La plateforme donne un budget colossal aux créateurs, toute la technique et une place de choix pour la diffusion (les vacances de noël). C’est le duo Charlie Brooker et Annabel Jones qui proposent une intrigue autour des livres « Dont vous êtes le héros » (super bouquins pour les gamins soit dit en passant ). Netflix est emballé, reste plus qu’à écrire le scénario , les différentes séquences possibles et à tourner.

Nous sommes en 1984 , le héros se nomme Stefan Butler, il a 19 ans et il est programmeur de jeux vidéos. Il est fan du livre « Choose your ouwn adventure  » appelée ici « Bandersnatch » écrit par l’auteur Jérôme F.Davies. Son plus grand rêve serait d’adapter le livre en jeu vidéo afin de révolutionner les jeux d’aventures. Le joueur doit traverser des couloirs et éviter une créature qui se nomme Pax tout en prenant des décisions. Le concept plait à la société Tuckersoft, il le signe et il lui propose de venir le créer au sein de la société avec l’aide du grand créateur Colin Ritman ou de le faire chez lui, seul. En parallèle de cette histoire, il y a nous. Stefan est notre petite marionnette, nous sommes dans sa tête et nous prenons les décisions à sa place grâce à notre télécommande tout comme dans son jeu. « Bandersnatch » est un fin hommage à l’oeuvre dystopique de George Orwell « 1984 » et son personnage Big Brother.

Mais comme dans tout les jeux vidéos l’univers n’est pas complètement ouvert et derrière tout ce concept d’interactivité il y a toutefois une trame scénaristique. Les concepteurs nous font repartir en arrière si le choix est mauvais tout comme dans les jeux comme Life is strange. Les créateurs nous donnent ce petit sentiment de supériorité mais nous l’enlève pour nous faire comprendre qu’au bout du compte, ce n’est pas Stefan qui est manipulé mais nous , les spectateurs.
Un scénario plutôt intéressant, une ambiance à la Donnie Darko réjouissante et une interactivité qui a ses limites mais qui au bout du compte a le mérite d’exister (13 fins possibles et un jeu caché). Même si ce principe n’est pas révolutionnaire ( les jeux vidéos, les livres le font depuis pas mal d’années) la plateforme nous fait bien comprendre que plusieurs concepts de séries interactives risquent d’arriver. Alors, si tu regardes Netflix de façon illégale sans être abonné, tu ne pourras pas voir ce type de programme. Enfin si, mais tout d’un bloc soit 5h de film indigeste.

Alors c’est qui, qui est manipulé ?

Notre ancien article sur la série :  Black Mirror

 

 


SÉRIE NETFLIX : YOU





Parfois, on peut tomber sur des séries plus ou moins intéressantes sur NETFLIX. c’est le cas de « You », le nouveau pari de la plateforme. Connaissant de loin le polar de Caroline Kepnes (mon passé de libraire), je n’aurai jamais imaginé au casting de cette histoire l’acteur Penn Badgley (Dan Humphey) de la série très teen Gossip Girl. Et il faut bien l’avouer, c’est lui qui porte la série parce que pour le reste du casting c’est pas tip top bodegon, mais j’y reviendrai …

Joe est un jeune libraire, célibataire, charmant et n’ayant pas trop de vie sociale. On pourrait dire que ses seuls amis sont ses livres. Pourtant, le jeune homme est un romantique et il rêve que d’une seule chose, croiser la femme pour qui il serait prêt à tout. Un passionné et romantique, on dirait Hugh Grant dans « Coup de foudre à Nothing Hill ». Un jour Beck pousse la porte de sa librairie, elle est belle, sexy, intelligente et pas très farouche. Joe tombe littéralement sous le charme. Et quand Joe est intéressé, il est prêt à tout pour qu’elle soit la femme de sa vie. Ouais, lui il est comme ça, il croise une nana, il est amoureux direct,il veut lui faire des bébés et surtout la posséder. Vous vous dites que c’est un taré ? Non il veut juste savoir à qui il a à faire. Heureusement qu’internet existe pour tous les harceleurs! En moins d’une soirée il sait le nom de famille de Beck, son adresse (merci la géolocalisation), ses passions, ses amis, ses études et ses jobs (merci Insta et Fb). Alors, il la suit virtuellement et physiquement dans les rues de New-York. Avec un peu d’organisation c’est facile de provoquer une deuxième rencontre « par hasard ». Et comment résister à un mec qui devance tout vos moindres désirs et devine vos pensées les plus intimes. Il faut bien le reconnaitre Beck, c’est une proie facile pour les mecs. Elle choisit que des connards qui la traite mal alors pourquoi ne pas sucomber au beau libraire qui a l’air si gentil ? Si Joe est un obsessionnel psychopathe, Beck est loin d’être la petite amie idéale … Je ne vous en dis pas plus !

Pour l’histoire, elle reste proche du livre à part la fin qui est un peu bâclé à mon sens. Tous les épisodes sont assez égaux et l’histoire nous tient en haleine. Malgré tout, nous pouvons nous poser quelques petites questions comme pourquoi Beck aime vivre sans rideaux dans son appart ? Tout le monde la voit entrain de se masturber ou d’avoir des relations sexuelles. Et pourquoi l’associé de Joe ne pose aucune question sur la pièce du sous sol de la librairie? Pour ce qui est de l’interprétation, je dois avouer que l’actrice qui joue Beck ( Elizabeth Lail) est énervante et son interprétation n’est pas juste, on n’y croit pas … Les autres acteurs / personnages sont faibles, seul le petit Paco est intéressant. Celui qui nous donne l’envie de regarder la suite, c’est Penn Bagdley que je découvre. Certaines mauvaises langues diront qu’il interprète le même personnage que dans Gossip Girl mais un peu plus dark. Je trouve au contraire qui lui donne beaucoup de consistance et du charisme à ce Joe. Un Dexter romantique avec une énorme faille.
A la fin, on ne sait plus dans quel camp on doit être… Le camp de la menteuse mais innocente Beck ? ou celui de Joe, le psychopathe romantique ?

Moi j’ai fait mon choix, à vous de voir …


SÉRIE NETFLIX : On My Block





Quatre adolescents et amis d’enfance de 14 ans (Monse, Ruby, Jamal et Cesar) vivent leurs derniers instants de collégiens. Trois garçons et une fille.  C’est l’été, et dans quelques semaines ils seront au lycée. Cet événement, ils l’attendent depuis un bon moment, mais comment vont-ils y faire face et surtout comment leur amitié va survivre à ce rouleau compresseur qu’est l’adolescence.
Si je m’arrête là, vous allez clairement me dire … c’est un truc pour ados, on voit vite arriver les amourettes, les premières fois dans tout, les hormones en ébullition et les questions existentielles.
Donc, pas grands choses de nouveau …
 
Et pourtant, si. 
Replacez, tout ce synopsis dans une ville fictive « Freeridge » vers Los Angeles, quartier difficile, latino-américain et dirigé par des Gangs. Notre petit groupe, ce n’est pas Blair, Serena et tous les privilégiés blancs américains, ils sont tous issus de la classe moyenne et leurs origines sont multi-culturelles. Là où certains ados de Teen-movie essayent de reconnaître la différence entre une robe Gucci et Chanel, les nôtres différencient un calibre 44 et 45  à celui d’un 357.Et ce jeu-là,c’est leur quotidien. Nos adolescents ne sont pas comme tous les autres, ils ont 14 ans sur le papier mais ils en paraissent 20 dans la tête. Ils font l’amour, ils boivent, ils fument, ils vivent souvent seuls et ils portent des flingues.
L’innocence s’est vite envolée.
Malgré cet environnement hostile, nous assistons à des situations humoristiques, rocambolesque avec un brin de folie rafraîchissante. Nous avons droit à un triangle amoureux voire un carré ( Monse, César, Olivia et Ruby ) et la chasse au trésor de Jamal ( drolissime)
Les personnages ne sont pas stéréotypés mais plutôt haut en couleurs et attachants. Les second rôles sont tout aussi important. Nous sommes très loin du « soap-opera », « On my Block » captive et donne un nouveau ton au série typique des quartiers défavorisés et violents. Les thèmes sont profonds, on y aborde le racisme, la violence et l’appartenance des gangs, le harcèlement, la condition des femmes, les tueries et la migration.
Le scénario est intelligent et l’interprétation des jeunes acteurs est juste.
 
On my Block est arrivée sur la plateforme de Netflix sans bruit et sans aucune publicité. Et c’est souvent le cas avec leurs jolies surprises. Vous pouvez me croire, vous allez adorer suivre les aventures de Monse, Ruby, Jamal et Cesar.
Alors si vous ne savez pas quoi faire durant les vacances de Noel, plongez-y !


SERIE : Les Nouvelles Aventures de Sabrina





 Ahhh, ils sont forts les producteurs, quoi de mieux que de reprendre la sauce année 80 -90, la remixer et en faire quelque chose de nouveau avec ce petit goût de nostalgie.

Depuis Stranger Things, 13 Reasons Why et leurs esthétisme 80-90, Netflix a bien compris la recette, le teen-série ça fonctionne. Et quelle est la tranche d’âge des webspectateurs de la plateforme ? Les 15-35 ans ! Humm, alors comment faire pour plaire à la génération Y et Z ? Comment créer un rendez-vous avec plusieurs séries et plusieurs personnages qui serait liés comme dans les DC Comics ou les Marvel ?

L’air de rien, Netflix commence sa tactique en janvier 2017 avec Riverdale, juste pour sentir si le Teen mord à l’hameçon du Archie Comics. Et c’est le cas, la série fonctionne très bien et donne le ton sur l’esthétisme et le choix artistique. Mais quel est l’autre personnage qui sort tout droit des Archie Comics et qui a fait son apparition en octobre 2018 ? Il s’agit de Sabrina l’apprentie sorcière ! … Et là, si tu es trentenaire, tout te revient. Les années 90, le samedi matin, tu regardes DKTV et vers 11h tu attends l’épisode. Et tu te souviens que le scénario ne cassait pas trois pattes à un canard et qu’à part la tronche de Salem qui pouvait faire frissonner, il n’y avait pas grands choses … C’était mielleux et c’était gentil et on avait que ça à l’époque … Alors, quand on m’a dit que Netflix voulait reprendre le concept, j’ai réfléchi et j’en ai conclu, soit ça va être génial ou alors ça va être une big chiasse comme le Death Note (RIP). Eh bien c’est plutôt pas mal, c’est même bien. Pourquoi ? Ils ont pris une toute autre direction et ils se sont intéressés à une version particulière du comics. Il s’agit du spin-off horrifique: “Chilling Adventures of Sabrina”. Aurevoir, la maison clinquante, les blagues à deux balles, les rires en boite, Boston et la marionnette de Salem. Bienvenue ä Greendale, une petite ville non loin de Riverdale (le petit lien), Sabrina va bientôt avoir 16 ans, elle vit chez ses tantes Zelda et Hilda qui dirigent un centre mortuaire. Ses parents sont morts quand elle était enfant, elle est moitié sorcière et moitié humaine. Je m’arrête une seconde, c’est pas la version féminine de Harry Potter, sérieusement ? Dans sa vie humaine, elle va au lycée, elle a ses copines Rosalind, Susie et son mec Harvey ( ouais dans cette version, on attend pas des plombes pour les voir ensemble) et bien entendu ils ne sont pas au courant de son secret. Dans sa vie de sorcière, les weekend, elle va prendre des cours à l’Académie de la magie. Les autres élèves ne sont pas tendre avec elle, ils sont même raciste la traitant de métissée. A la maison, elle peut compter sur les conseils de son cousin , Ambrose, grand sorcier mais piégé dans la maison par le Roi de la nuit pour avoir fait une attaque terroriste magique au Vatican. Tous les personnages ont des failles, ils sont plus profonds et moins cucu. L’humour est grinçant et l’ambiance est souvent glaucque. Mais au fond, l’histoire reste la même, Sabrina veut toujours protéger ses amis mortels avec la magie et elle fait de la merde. Elle merde royalement. Elle est clairement égoïste mais elle a bon coeur. Et Salem ? il est toujours un familier, mais il reste un chat, il miaule, il râle, il se lèche … fin bref, mais il ne parle pas ! Ce qui est interessant aussi dans cette série c’est la multitude de thèmes qu’elle aborde : le racisme, le harcèlement scolaire, l’homosexualité, le genre, le féminisme, la violence, le meurtre et la tolérance.

Une Teen-série bien menée, avec un casting de feu et de très bonnes interprétations ! On note Michelle Gomez de Doctor Who et Miranda Otto du Seigneur des Anneaux et ça, ça pète !

Hâte de retrouver la saison 2 en Avril 2019  et pour patienter Netflix nous offre un épisode de noël inédit!!!!

C’est pas magique ça !


SERIE : The Haunting of Hill House





Tu es passé à côté de la nouvelle série de Netflix ??? IMPOSSIBLE !!! ou alors c’est que tu regardes l’ancien meuble dans ton salon, tu sais celui avec l’écran où ton cerveau meurt  à coups d’émissions plus futiles et inintéressantes les unes que les autres … Si jamais c’est ça, rajoute sur ta liste pour le Perce Oreille un cable HDMI et un abonnement pour un service VOD comme Netflix !

Pour revenir à nos moutons, après les vacances de la Toussaint, j’ai choisi de vous parler de la série de Mike Flanagan qui va bien avec le thème des morts : “The Haunting of Hill House”. Plongez dans l’histoire passionnante, tragique et d’une tristesse absolue de la famille Crain. Olivia et Hugh Crain sont architectes et ils veulent remettre à neuf cette jolie maison sur la coline … mais hantée. Ils décident de s’installer avec leurs cinq enfants durant un été, le temps des travaux. Mais ils se retrouvent peu à peu dans un cauchemar éveillé qui va les poursuivre tout le long de leurs existences. Tout commence dès le suicide de la mère (Olivia), où nous assistons à la scène de la fuite du père et des enfants en pleine nuit. Hugh pense les sauver de quelque chose mais de quoi ? Nous les retrouvons 26 ans après, traumatisés et perdus dans leur vie d’adulte. Les cinq premiers épisodes sont consacrés à chacun des enfants jusqu’au sixième qui marque la seconde partie de la série  (et pas la meilleure)

J’ai souvent été partagée en regardant cette série … Esthétiquement, elle est réussie, me faisant penser tantôt à l’univers de Lovecraft et tantôt aux films espagnoles du genre comme “The Other “ ou  » Le Labyrinthe de Pan  » de Guillermo del Toro, toujours dans un rythme lent et où l’horreur est dans l’intime. La réalisation est soignée et les prouesses techniques sont visibles, le mode labyrinthique est très interessant. L’idée de grappiller à chaque épisode, un élément qui fait avancer l’intrigue est juste jouissif. Toute cette partie est réussie et c’est ce qu’il rend intéressant la série !  Mais, hélàs …. elle est loin d’être parfaite …

Pour l’interprétation,  outre les enfants qui sont vrais dans leurs jeux d’acteurs donc bons, les adultes sont parfois à la limite du surjeu notamment les fantômes de la famille : la mère Olivia et la dernière des enfants Nell. L’actrice, Carla Guigno en fait beaucoup trop et elle est souvent à la limite du cliché tandis que Victoria Pedretti donne au personnage un côté mièvre et énervant … Les autres remplissent le contrat et heureusement car sinon tout ceci serait indigeste.

Pour le scénario, c’est une histoire de maison hantée avec les fantômes et non une histoire de fantômes. Certaines scènes font frissoner mais on n’arrive jamais à trouver une raison valable de sursauter. D’ailleurs, au niveau scénaristique, il y a des problèmes. L’équipe a choisi de mettre en avant le personnage de Poppy parmi les fantômes (mais pourquoi ?), vous savez le fantôme un peu dinguo de la maison ?  Elle est vite traitée voire baclée et on se rend compte que si elle avait été juste citée ça aurait été pareil, car en fait tout le monde s’en fou ! Il y en a pleins d’autres qui déambulent et c’est dommage car on évoque quelques histoires rapidement sans se focaliser sur eux. En somme, on comprend vite que c’est juste la déco tout comme la maison ( ImDb s’est amusé à répertorier les 43 fantômes qui sont cachés durant la saison 1 … super ! ) Après c’est vrai, c’est quand même une jolie déco et à part regarder ce qu’ils se passent autour d’eux ils ne sont pas non plus trop chiants comme colocataires.

Et les problèmes scénaristiques, il y en a pleins d’autres, par exemple l’homosexualité de Théodora ( pourquoi pas, mais on a la sensation que c’était juste pour cocher la case, on a notre personnage homo. Chouette! on aura la communauté gay de notre côté), Shirley la coquine qui trompe son mari avec un mec rencontré dans une conférence pour le boulot ( un souvenir qui devient un fantôme, celui de sa culpabilité ) , le mari de Nell qui meurt comme ça  et les gentils voisins et leur fille cachée qui meurt facilement … tout ça c’est un peu tiré par les cheveux.

A la fin, on comprend que c’est juste un drame familial. La maison ne serait qu’une métaphore de la folie`. Tout comme les fantômes ne sont que les métaphores de leurs culpabilités, de leurs frustrations, des non-dits, de leurs maladies et surtout du deuil.  L’histoire d’une mère qui perd l’esprit peu à peu qui essaye de tuer sa famille. Et pour se libérer elle se tue. Des enfants et un père traumatisés, une maladie qui semble génétique et une peur de la folie. La vraie fin serait peut être que TOUT ceci s’est déroulé dans leurs têtes. L’exemple du labyrinthe dans le générique qui conduit dans cette pièce la Red Room. Le labyrinthe de leurs esprits malades qui leur joue des tours et cette maison ne reste qu’un prétexte.

Certains ont trouvé que la fin était juste parfaite, je l’ai trouvé baclée et facile donc décevante …

Loin de la série d’horreur sur laquelle les médias veulent la faire passer “The Haunting House of Hill” reste une tragédie familiale très sombre et triste.

Pour moi, ce n’est qu’un conte mélancolique d’automne et sans confettis …


The Shape of Water





Tu es un fan inconditionnel des films de science fiction, tu es le premier à faire la queue pour aller voir le dernier Aliens  ou des films de Super-héros avec tes potes … mais une fois rentrer chez toi, tu n’es plus obligé de faire semblant alors tu te re-regardes por la énième fois « The Artist », « Moulin Rouge » ou « Lalaland », parce qu’en fait t’es un Grand romantique !
Ce film est pour toi sans hésitation ! Enfin tu pourras exprimer ta part féminine petit geek en mal d’amour ( et inviter enfin ta nana a allé voir un film avec toi !) Assume!
« The Shape of water »ou « La forme de l’eau » raconte l’histoire d’Elisa, une jeune femme modeste qui travaille dans un laboratoire américain ultra secret pendant la Guerre Froide. Elle n’est pas une scientifique, elle y fait juste le ménage depuis plus de dix ans toujours épaulée par sa collègue Zelda (rien à voir avec le jeu) qui parle beaucoup. Tout comme Amélie Poulain, Elisa mène une vie sans grand but, monotone et seule … très seule. Son isolement est accrue par son handicap, elle est muette. Elle ne rencontre personne à part son voisin de pallier,un sexagénaire illustrateur de génie, solitaire, qui espère retrouver son travail après avoir été virer pour son homosexualité.
Là tu te questionnes, elle est ou la bête ?
Rappelles-toi, Elisa bosse dans un labo ! Sa vie bascule le jour où elle découvre une expérience secrète que mène ses employeurs sur une pauvre créature marine. Alors Amélie/Elisa décide de changer la vie de ce Monstre !

Plus conteur que réalisateur, Guillermo Del Toro nous revient avec une fable intimiste au même titre que son sublime *Labyrinthe de Pan ». Même si il arrive à nous embarquer avec lui, c’est surtout grâce à sa qualité graphique plus qu’à son scénario. Il faut dire que cette gentille histoire d’amour est difficilement convaincante. Rien que la rencontre entre les deux protagonistes est trop précipitée même si on a bien compris qu’Aquaman kiffait les oeufs.
Peut être aurait-il fallu prendre son temps, laisser les sentiments s’installaient afin de comprendre cette différence qu’ils les rapprochent…
Mais non tout se précipitent et nous laisse un étrange goût de clichés trop grossiers. Un balai de personnages peu convaincant entre l’agent américain bien capitaliste, patriarcal et sadique à souhait jusqu’aux pauvres femmes de ménages d’origines étrangères …
Malgré tout, la direction d’acteur est bonne et le casting est très bien choisi.

Mais bon autant d’Oscars … je ne comprends pas

Je vous avoue que j’ai passé un moment agréable parce que le film est techniquement beau mais je n’ai pas ressentie l’émotion que je retrouve dans « Le Labyrinthe de Pan ».

Bref, la prochaine fois Guillermo assume de vouloir faire une Comédie Musicale, nous perso on ne t’en voudras pas !

A vous de voir


Irresponsable





Pas facile à 31ans de retourner dans sa ville d’enfance, chez maman, sans boulot, sans objectif, sans copine … Pour chacun d’entre nous ça serait signe d’échec! Mais pas pour Julien ce Tanguy atteint du syndrome de Peter Pan, heureux de retrouver le nid, de jouer à la Dreamcast toute la journée enfumant des joints. Mais sa mère, très très présente, essaye de lui trouver un petit boulot dans son ancien collège comme pion. Sans grande envie, il se présente mais il fait tout capoter, en fumant un joint avec certains élèves … irresponsable me diriez-vous! Mais avant de retourner à sa procrastination il croise l’amour de sa vie la belle Marie, celle qui lui a brisé le coeur 15 ans auparavant en disparaissant sans explication. Cette explication, Marie le lui donnera… il est papa d’un adolescent de 16ans, Jacques, (le jeune homme avec qui il a fumé un joint au collège) … Alors que faire quand on se sent encore adolescent et qu’on est père d’un ados ?
Cette série interroge le rôle du père bien évidemment, avec beaucoup d’humour et de tendresse. Le scénario est très bien construit,intelligent, burlesque et les personnages sont vraies. Quant à l’interprétation, le casting est bien choisi. Je ne connaissais pas Sébastien Chassagne, je trouve qu’il incarne merveilleusement bien ce trentenaire loufoque, maladroit et touchant.
Le jeune Théo Fernandez (Les Tuches), donne à son personnage les doutes d’un jeune et une maturité peu normale face à des parents trop proche générationnellement.
Enfin une série française fraiche, drôle, originale et surprenante!

Laissez-vous tenter par cette histoire Feel-good  .

 


YOUNG SHELDON





Si tu aimes The Big Bang Theory , si tu aimes le personnage de Sheldon Cooper, si tu aimes les séries collégiales, si tu aimes Malcolm, si tu aimes les séries de familles, si tu aimes les surdoués énervants, si tu aimes les flashback humoristiques et enfin si tu aimes l’émotion …. Young Sheldon est pour toi …

Pourquoi ?

Young Sheldon c’est l’enfance au Texas de Sheldon Cooper, l’énervant physicien, un chouillat autiste, grand amateur de train, de Star Trek et de tout ce qu’il touche de près ou de loin à l’univers geek et à la pop culture. Tout le long de la série TBBT , Sheldon nous donne des anecdotes sur sa vie passée en nous racontant la première fois où il a commandé de l’uranium et essayer de construire sa première fusée ou encore d’où vient sa passion pour les trains miniatures et les comics book. C’est ce que j’ai aimé, la matérialisation de toutes ces petites histoires que nous nous sommes tous et toutes imaginées. Les voir vivre à l’écran est assez divertissant ! Le petit garçon Iain Armitage arrive à reprendre les mêmes mimiques et les expressions de l’acteur qui incarne Sheldon Cooper, Jim Parsons (qui joue le rôle du conteur). Tout ce que Sheldon déteste c’est-à-dire sa famille qu’il trouve plutôt fade et inintéressante est présente ! Le père dépassé, la mère chrétienne couveuse, le frère humilié, la sœur jumelle un peu neuneu et sa Meemaw. Mais à la différence de l’image que donne Sheldon adulte, nous découvrons l’histoire d’une famille qui mise tout sur le petit dernier pour qui ils ont une affection et un amour démesuré. Nous le savons très bien, Sheldon manque de sensibilité et d’émotions. Dans TBBT , Sheldon est maladroit avec les gens et il ne sait pas comment faire pour dire qu’il apprécie quelqu’un donc il est souvent blessant et sarcastique. Dans le format « enfant », Sheldon est touchant car nous avons l’impression qu’il se rend compte du mal qu’il peut faire à sa famille alors il arrondit les angles. C’est là la différence entre les deux Sheldon ! Sheldon adulte est drôle et marrant. Et ça convient au format de TBBT avec les blagues, les chutes et les rires en boite. Dans Sheldon enfant, nous sommes dans un format type « Malcolm » sans rire artificiel mais moins délirant et plus touchant. Car il est vrai, si Sheldon n’était pas autant connu, Young Sheldon serait un énième Malcolm ou Atypical mais moins marrant et fun.

Ce spin-off serait plus réservé aux fans de Sheldon Cooper alors …  mais malgré tout ça peut être aussi un début pour une initiation en douceur à TBBT.

Personnellement, j’attends de voir la mort de l’oncle de Sheldon à la suite d’une poursuite avec une poule et son premier comic-con où Will Wheaton lui a posé un lapin !

A vous de voir 🙂