Et voici un petit bijou qui a débarqué sur la plateforme Netflix, sans pub ni communiqué. Tout comme « The OA », l’an dernier, « The End of the F***ing World ! » créait la surprise sur le web et  récolte le St Graal de la meilleure série depuis « Black Mirror » d’après les sérivores. Petit décryptage de ce bonbon acidulé made in England.

James vit dans une petite ville en Angleterre avec son père veuf.  Jeune homme trouble et sombre, il pense sincèrement être un psychopathe. Après s’être entrainé sur des animaux, il a envie de passer à une victime plus grosse c’est-à-dire … une camarade de classe. Et ça tombe bien, car il y a une nouvelle dans son lycée et elle se prénomme Alyssa. Alyssa est tout le contraire de James, excessive, communicative et parfois exécrable, elle tombe amoureuse de lui. Alyssa est un peu perturbée, une vie de famille inexistante, une mère soumise, un beau-père pervers narcissique et un père absent. Un beau portrait de famille … elle rêve de rejoindre son père et de tout quitter. Alyssa fera capoter les plans de James sans le vouloir et elle l’entrainera dans une trajectoire qu’il n’aurait pas pu imaginer. Ils s’embarqueront tous les deux dans un road trip qui les feront basculer dans une descente aux enfers inévitable. Deux jeunes dans la tourmente à la quête d’eux-mêmes.

Les cinq premiers épisodes  (le format est de 20 mn celui des comédies) tendent vers la comédie et l’humour noir so british. A la même image que « Bref » les dialogues sont succincts et corrosifs, nous entendons les pensées des personnages et tous leurs questionnements sur ce qu’ils doivent faire ou non. Leurs batailles intérieures en quelque sorte … Les derniers épisodes, toujours au même format, font place en crescendo à un drame poignant.

Alyssa et James sont complètement perdus mais ils en deviennent attachants. Leurs fragilités et leurs sentiments se montrent au fil des épisodes et donnent à cette comédie dramatique une réelle justesse et une vérité. Les deux jeunes acteurs sont dans un niveau d’interprétation qui tend vers l’excellence bien plus haut que les jeunes de « 13 reasons why ». La jeune Jessica Barden donne le rythme de la série pendant qu’à Alex Lawther, lui donne l’émotion.

Filmé dans la veine des films indépendants et avec une BO maitrisée «The End of the F****ing  World ! », est une mini-série captivante, drôle et émouvante !

Ne pas regarder cette pépite serait une f***ing erreur !

A vous de voir !






Si vous aimez les animations japonaises dans le style des Ghibli et de Myasaki, vous serez sans doute émerveillés par la proposition et l’univers de Makoto Shinkai. Si certaines critiques, jugent le réalisateur un tantinet gnangnan, Your Name échappe à la règle. Bien évidemment, il est question d’amour adolescente mais Shinkai arrive à surprendre le spectateur notamment avec le mélange de genres. Amour, nostalgie, catastrophe et science fiction ?

Vous êtes prêt(e)s pour un voyage au Japon entre modernité et tradition en compagnie de nos deux héros ?

Your name c’est la rencontre de deux lycéens très différents. Le garçon Taki, vit en plein centre de Tokyo avec son père dans un petit appartement. Très citadin, son quotidien rythme entre le lycée, les copains, sa passion pour le dessin et son petit boulot dans un restaurant. A plusieurs kilomètres de Tokyo, dans un petit village dans les montagnes  d’Hida, Mitsuha vit avec sa grand-mère et sa petite sœur. Son père, le maire du village, refuse de vivre avec ses filles. Entre, l’école, les amis, la famille et surtout la tradition, Mitsuha rêve de quitter Hida pour vivre à Tokyo, pendant que Taki rêve de la campagne … . Alors comment ces deux adolescents vont se rencontrer ? Par un procédé plutôt orignal et mystérieux lié à une catastrophe naturelle, celle d’une météorite … le phénomène va se concrétiser par la notion du rêve. Celui-ci va permettre d’échanger la conscience des deux lycéens, de manière plus ou moins aléatoire et presque quotidienne. Outre les situations humoristiques liées à leurs tempéraments, leurs sexes ou leurs éducations, ce procédé va les rapprocher et les lier à jamais dans une relation profonde.  Nous sommes dans la moitié du film, typique des films d’animations nippones, donc sympathiques mais qui ne casse pas trois pattes à un canard … Et c’est dans cette seconde partie  que Makoto Shinkai va nous attraper pour ne plus jamais nous laisser partir de ce conte onirique. Il prend un virage inattendu pour relancer le rythme de l’histoire entre film de science-fiction et film catastrophe.. Je vous laisse découvrir de quoi il est question et surtout vous laissez happer par ce flot d’émotions qui ne peut laisser personne insensible !

Le scénario est très bien écrit et bien imaginé. Je n’ai pas vu une histoire comparable à Your Name car elle est unique. Vous serez émerveillés par tout l’univers graphique de l’animation et de la palette de couleurs donnant à Your name un effet  bluffant entre réalisme et fantastique. Ainsi que par l’univers musical qui rythme le film.

Attachant, sublime, émouvant, poétique et épatant, Your Name se classe au même rang que les films de Myasaki. En un mot …  Magique.

Un seul conseil, ne passez pas à côté de ce chef d’œuvre unique !






Je dois bien vous avouer qu’au début j’étais perplexe …   HBO présentait cette série comme un mélange entre Desperate Housewives et Little pretty liars … Bon je n’ai jamais aimé la seconde donc je partais avec des petits à priori sur le scénario. Mais j’ai appris que l’histoire était tirée de l’excellent roman de Liane Moriarty «  Petits mensonges grands mensonges » alors la peur s’est différée sur l’adaptation … Pour ce qui était du casting, j’avais hâte, entre Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Laura Dern, Shaleine Woodley, et une foule de seconds rôles prestigieux ! Nous partions avec une composition aux petits oignons.

L’histoire se déroule dans une petite ville en Californie,  proche de la mer, Monterey.  Big Little Lies retrace les jours qui ont précédé un crime dans ce riche quartier. Nous suivons le destin de trois femmes, Céleste (Nicole Kidman), avocate à la retraite qui vit une relation toxique avec son mari et qui le cache à ses amies. Madeline (Reese Witherspoon) ,  hyperactive, qui croit tout bien contrôler dans sa vie personnelle et professionnelle et Jane (Shaleine Woodley), jeune mère célibataire, sans emploi qui arrive à Monterey avec un passé trouble. Le squelette du scénario ressemble beaucoup à n’importe quel soap que vous avez pu voir 10 000 fois depuis Dallas jusqu’à Desperate. Des femmes qui ne sont pas heureuses dans leurs couples, qui trompent leurs maris ou qui cachent de terribles secrets. Mais Big Littles Lies est loin des clichés, toute cette communauté de Monterey se noie dans les apparences matérielles et quand nous faisons l’effort de gratter le vernis, nous découvrons une vérité plus crue et plus violente. Le scénario est bien mené, au début nous assistons au bal de ceux et de celles qui sont les plus beaux, les plus belles et les plus riches, la superficialité fait place à des sujets plus profonds comme l’éducation et la difficulté de communiquer avec des jeunes enfants puis vers la rancœur, les familles recomposées, les problèmes sexuels au sein du couple, les violences sexuelles et la violence conjugale. Tout est bien mené, rien est caché aux spectateurs … l’émotion est là sans tomber dans un pathos.

Pour une fois je ne parlerai pas des interprétations car je n’ai rien à dire, tous les acteurs sont magistraux, tous les rôles sont forts …

Cette série me hante encore, …

A vous de voir !






Parlons de la nouvelle production de Netflix, « Death Note » très attendue par les fans.

Attends-toi au fond là-bas ?  Tu ne connais pas l’histoire ni le manga ?  Sérieusement ? Bon ok, je te dis tout ! C’est l’histoire de Ryuk, un Dieu des morts qui s’ennuie dans son Royaume. Il décide d’envoyer sur Terre un cahier le « Death Note » qui donne le pouvoir à un humain de tuer n’importe qui dès qu’il inscrit un nom dedans. C’est le jeune et antipathique Light Yagami qui le trouve et qui devient le « maitre » de Ruyk pendant le « jeu ». Light ayant une personnalité un peu ambivalente va se prendre pour un Dieu et devenir Kira. Le Détective L , jeune homme intelligent, presque autiste et ayant de nombreux tocs enquête sur les meurtres de Kira.Il aura des soupçons sur Light e il y aura entre eux le jeu fascinant du chat et la souris.  

Depuis plusieurs mois, tu l’attendais comme moi cette adaptation du Death Note ! Tu te disais, Willem Defoe dans le rôle de Ruyk c’est tentant, déjà parce que l’acteur est excellent, il a une voix reconnaissable et surtout pour sa « gueule » de cinéma ! Qu’allait-il faire ?  Comment allait-il se servir du comédien pour créer LE personnage ? Tu avais plusieurs pistes dans  ta petite tête : une marionnette géante électronique ? un personnage 3D avec le corps et les mimiques de Dafoe ? Ou du maquillage FX privilégiant l’interprétation du comédien ?                                                                                                                                                                           

Puis tu as commencé à voir les trailers et là, tu t’es dit « OULA ! », ils sont tous américains et tu ne reconnais pas Light Yagami ni Misa …. Mais bon, transposer les personnages aux Etats Unis pourquoi pas ! Ça peut être une idée géniale ! Une nouvelle vision avec peut être en plus une petite critique politique en fond.  Le 25 Août arrive, tu es tout content car tu ADORES le manga et l’animation japonaise ! Tu as hâte de replonger dans le monde du Death Note, de revoir le détective L, personnage au combien fascinant !

Le générique de fin arrive et là tu ne comprends pas ce qu’il s’est passé, tu n’as rien reconnu et tu as envie de noter le nom du réalisateur dans le Death Note pour que Ruyk se venge !                                                                                       

Ne nous mentons pas, nous le savons il est difficile de transposer une œuvre littéraire au cinéma, car le réalisateur doit faire des choix sur l’histoire. Il doit privilégier certains personnages ou certaines séquences à défaut d’autres. Il est logique que les puristes soient déçus …. Mais là ….

Soyons professionnelles et décryptons la proposition d’Adam Wingard et de Netflix :

Parlons des personnages, Light Yagami ou plutôt Light Turner est dans cette adaptation, un jeune homme intelligent, solitaire et victimisé dans son lycée. Sa mère est morte, tué par un malfrat très connu et il désire au fond de lui de la venger …. Dans le manga, il est intelligent, calculateur, froid et il s’ennuie dans sa vie. Il a toujours sa mère et surtout une petite sœur … Il n’a pas du tout l’esprit de vengeance ! Et c’est ce qui est fascinant dans ce personnage ! L’interprétation de Nat Wolff n’est pas convaincante mais bon il a fait ce qu’il a pu vue le scénario …. Margaret Qualley interprète une Misa qui n’a pas lieu d’être … dans le manga elle est CRAZY de Light et elle a aussi un Death Note et son Dieu. Ici , il n’y a rien de tout ça, une mauvaise interprétation, un mauvais scénario, une mauvaise proposition quoi ….  Et L, bon sang L ! le pauvre Lakeith Stanfield et sans doute le seul à avoir fait des recherches sur son personnage, il essaye corporellement de s’inscrire dans l’essence du détective L mais Adam Wingard ne l’aide pas et il lui propose un personnage plat d’une platitude ….  Et Willem Dafoe ? Beh le pauvre, il aurait pu faire quelque chose de chouette ! Le rire c’est ok mais bon ses passages se font toujours dans l’ombre comme si le réalisateur ne savait pas trop quoi faire de Ryuk et qu’il en avait honte !

Les points positifs ? Allez, soyons sympas, seuls les morts sont traités en mode comics et elles peuvent faire un peu sursauter.

Le reste ce n’est que du négatif…

Alors juste un petit mot à Adam Wingart et Netflix, la prochaine fois, ouvrez les bouquins et lisez ! Ou si vous n’aimez pas lire, regardez l’animation japonaise ! Comme ça vous ne dépenserez pas autant d’argent pour vous ridiculiser !

Et aux néophytes, ne le regardez pas, sinon vous passerez à côté d’un des meilleurs mangas !

Mais bon à vous de voir 🙂






Pas de production  Netflix ou de HBO pour cette série, People of Earth nous vient tout droit de la chaine américaine TBS et il serait très étonnant qu’elle ne fasse pas parler d’elle au même titre que « The last man on earth ».

Ozzie Graham a vécu un accident de voiture qu’il a profondément traumatisé. Un soir, il prend sa voiture et il tue un cerf. Depuis, ce cerf le hante ou plutôt il le voit partout et il lui parle.  Journaliste connu et reconnu, Ozzie a du mal à remonter la pente, pire il pense faire une dépression lui qui est pourtant de nature sceptique. Son patron Jonathan Walsh, essaye de le préserver et il lui propose d’écrire un petit article sur un groupe de soutien qui croit avoir été enlevé par des Extraterrestres dans une petite ville des Etats Unis. Malgré toutes les excentricités de ce groupe et après d’innombrables hésitations, Ozzie va envisager la possibilité d’avoir été lui aussi enlevé …. Ce cerf était-il réellement un cerf ?

Vous l’aurez compris cette série est complètement barrée et les histoires de chaque personnage sont des petites pépites d’humour. Tout est grotesque et cliché mais l’humour n’est jamais lourd dingue. Les personnages des extraterrestres sont complètement déjantés,  nous avons  les reptiliens, les petits gris et les …. Clones de Legolas dans le Seigneur des Anneaux ! Personnellement, j’adore le personnage du petit gris avec ses gros yeux noirs et son petit duvet sur le crâne, il n’assume pas son attirance pour son ami reptilien mort écrasé par une voiture sur Terre. Il décide de se venger mais pas de la manière la plus judicieuse.

Bref, vous l’aurez compris, People of Earth, n’est pas une série qui vous fait des crampes au cerveau mais plutôt des crampes de rire ! Alors déposez votre cerveau, et dites- vous bien que  le scénario est encore plus frappadingue épisode après épisode !

Je vous la recommande !

 






Aujourd’hui, je vous parle de la nouvelle série de Netflix : Atypical. Elle nous raconte l’histoire d’un jeune homme, Sam, quelque peu atypique car « autiste ». Tout au long de cette première saison nous le suivons avec sa famille et ses amis. Elle nous dévoile les pensées que peut avoir une personne atteinte de ce syndrome qui revient de plus en plus fréquemment dans notre société actuelle. Posons-nous les bonnes questions … Produits chimiques, nourriture de plus en plus malsaine … Aaahhh !!! Bref !!! le sujet n’est pas celui-là.

L’évolution de Sam est véritablement passionnante et attachante. Comment faire pour s’intégrer quand le bruit et le « monde » nous dérange ? Quand la franchise de nos paroles et de nos actes peut parfois blesser sans que l’on s’en rende compte ? Et comment trouver son âme sœur quand nous avons des sujets de discussion et des passions qui ne sont pas comprises de tous ?

Mais heureusement, Sam a sa famille qui l’aide, le comprend et le protège … sans doute un peu trop … quitte parfois à se demander si son syndrôme ne s’est pas amplifié à cause d’eux. Nous découvrons également au fur et à mesure des épisodes son histoire passée, celle de ses parents et de sa sœur. Beaucoup de famille ayant un enfant « atypique » (oui je préfère ce mot) s’y retrouveront peut-être.

Cette série est un parfait dosage entre humour, tristesse et espoir. Nous avons dévoré tous les épisodes en trois jours et maintenant nous attendons la suite de la vie de Sam qui est vraiment hors du commun.

AH ! j’allais oublier ! A la fin, nous nous sommes même demandé si nous n’étions pas, nous même, « autistes ». Nous avons tous des hobbies et des sujets de discussion qui intéressent plus ou moins les autres mais aussi des forces,  des faiblesses et des comportements plus ou moins rationnels. Mais ce qui compte sans doute au final, c’est peut-être la tolérance et essayer de comprendre les gens qui nous semblent différents.

Voici donc un extrait :

 






Dear White People est à la base un film  indépendant de 2014 de Justin Simiens .Ce film a gagné de nombreux prix lors du Festival de Sundance

La série éponyme produit par Netflix  raconte l’histoire d’une bande de jeunes afros-américains dans l’Université prestigieuse de Wintchester. Au fil des épisodes, nous sommes contraints de constater que le racisme est toujours présent en 2017.  Nous suivons l’histoire de la jeune métisse Samantha White, esprit  révolutionnaire, qui dénonce lors de son émission de radio satirique  « Dear White People », les injustices que subissent aux quotidiens les étudiants non-blancs. Bien évidemment, beaucoup la déteste et comme pour lui répondre, des jeunes étudiants blancs décident d’organiser une soirée « Blackface » (une soirée raciste où les invités doivent se déguiser en personnalité noire en créant des clichés) et cette soirée ils la baptisent « Dear Black People ». Les étudiants noirs l’apprennent et ils créent une émeute.  ,

Cette série est très intéressante à des degrés très différents surtout pour nous petits européens ignorants des traditions de l’esclavagisme comme pour le « Blackface » par exemple. Bref, ce que j’ai aimé c’est l’évolution des personnalités noires dans les scénarios américains, ils ne sont plus cantonnés à être les bons potes ou les rigolos de service. Dans cette série, ils sont souvent complexes et loin d’être parfaits. Nous avons Troy, le fils du doyen, soumis aux idées de son père, l’ambitieuse Coco qui souhaite grimper dans l’échelle sociale jusqu’à piétiner ses propres amis et sa communauté. Lionel, le jeune journaliste politique qui n’assume pas son homosexualité et Sam qui ne veut divulguer à personne son couple mixte.

Pour terminer, j’ai trouvé intéressant le parti pris du réalisateur d’intégrer les questions sur l’identité et sur l’activisme politique contre le racisme de ses jeunes américains. Même si nous pensons que la mentalité américaine est loin de la mentalité européenne, nous nous trompons amèrement. Les problèmes actuels ne sont que le miroir des erreurs du passé !

Si vous avez envie d’ouvrir les yeux et d’arrêter de regarder votre nombril caucasien ou non, visionnez !






Okja, c’est la nouvelle production Netflix. Sélectionnée au Festival de Cannes, le film a vécu une véritable chasse aux sorcières de la part des exploitants cinématographiques lambda. La polémique a pris plus de place que le film en lui-même. La sortie le 28 juin sur la plateforme a fait taire les rumeurs pour qu’on parle enfin du fond! Et c’est pas plus mal! Bong Jon-ho est un réalisateur coréen connu notamment pour mélanger des problèmes sociétaux et la science-fiction. C’est surtout le créateur de l’excellent « The Host » critique écologique sur l’occident qui jette des produits toxiques dans l’océan.  Il est connu pour sa réalisation de la BD « Snowpiercer » (superbe BD en passant) , fable post-apocalyptique où des ingénieurs avaient tenté de contrer le réchauffement climatique en provoquant une sorte de cataclysme.

Pour revenir à nos moutons ou plutôt à nos cochons ! Okja, c’est avant tout une belle histoire d’amitié entre une petite fille Mija et un énorme cochon Okja. En 2007, la société Mirando Corporation (Monsanto à vos souhaits), présidée par Lucy Mirando ont l’idée brillante de « créer » une forme de mutant-cochon sous OGM : « Les Supers-Cochons ! » 26 d’entre-eux sont répandus chez des agriculteurs partout dans le monde. La petite Okja a eue « la chance » de tomber sur le grand-père de Mija en Corée du Sud où elle sera élevée avec amour et dans la nature. Malheureusement en 2017, le concours prend fin et l’entreprise américaine vient reprendre ses 26 cochons pour le grand concours. Le Dr Johnny Wilcox vient à leurs rencontres pour sélectionner le ou la future gagnant(e). Okja fait partie des favorites et elle est enlevée à Mija pour partir à New York. Bon jusque-là, nous sommes dans la fable gentillette, si on est un peu niais, on peut se dire « oh c’est cool elle va devenir une super star ! » Euuh non, non et non … C’est comme dans les Désastreuses aventures des enfants Baudelaire, ceux qui arrivent après et bien pire que ce que vous pouvez penser … Mija fera tout pour récupérer son amie et elle sera face à la cruauté des hommes durant tout son périple jusqu’à New-York. Elle sera aidée par une association pacifique, pro-vegan contre la maltraitance des animaux une sorte de L214. 

Bien évidemment, Okja, c’est  une critique sur la maltraitance des animaux, notamment les  animaux et le spectacle : La critique des Zoos  et de l’exploitataion des animaux dans le divertissement. Mais le thème principal du film c’est surtout la souffrance des animaux dans les abattoirs. Okja n’est pas épargnée par la cruauté. Nous suivons son parcours dans cet enfer. En premier lieu, dans le laboratoire du Dr Johnny Wilcox qui est contraint (il parait qu’il aimait les animaux) de mener « plusieurs expériences » sur cette pauvre bête. Et pour finir dans les abattoirs, la fameuse scène qui ne peut laisser personne insensible; pas même un gros mangeur de viande. Scène qui nous fait penser à un épisode douloureux de l’Histoire : les camps de concentration. Eh oui, vous ne le savez peut-être pas, mais les industriels de l’agro-alimentaires se sont inspirés de l’idée des nazis pour parfaire leur business. 

Pour terminer, le film aurait mérité à être diffusé dans les salles, les prises de vues sur la Corée du Sud sont magnifiques et la conception du personnage de Okja est géniale. Le casting est plus américain que coréen mais il est 5 étoiles ( Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal, Paul Dano, Giancarlo Esposito … ) mention spéciale à la jeune actrice Seo-Hyun Ahn qui porte le film de bout en bout et à l’affiche du film qui veut tout dire. Je conseille ce film à toute la famille pour une véritable prise de conscience.

Mais attention, après sa diffusion vous risquez de devenir végétarien ! 

A vous de voir 🙂

 






Bienvenue dans le monde choucrouté, pailleté et bien kitch de Glow !

Glow, c’est la nouvelle série « féminine » de Netflix avec aux commandes dans la production, la réalisatrice de « Orange is the New Black », Jenji Kohan. Associé ce nom et celui de l’excellente comédienne de « The Community » et « MadMen », Alison Brie, cette comédie ne pouvait faire que des étincelles ou du moins un petit feu de paillettes … !

Alors Glow, ça raconte l’histoire de Ruth, comédienne fauchée et en mal de rôles convaincants et intéressants. Elle se retrouve dans un grand casting pour une émission de TV sur le catch féminin. Petite douche froide pour l’actrice, mais elle se laisse embarquer dans folle aventure orchestré par Sam, petit réalisateur de film de genre (et avec la moustache d’un réalisateur porno des années 70).  Vous secouez tout ça, avec la rancoeur d’une meilleure amie trompée, d’une ados post-gothique à la recherche de son père et d’une louve en perte d’identité et vous obtenez GLOW ! 

La série est plutôt sympathique, mais je n’attendrai pas la saison 2 comme j’attends celle de « Stranger Things » ou « The OA ». Car là, où le bas blesse, c’est que les personnages ne sont pas attachants comme dans The  OITNB. Les réalisatrices auraient pu se mettre un peu plus en danger et proposer quelque chose de complètement nouveau, pourquoi pas une sorte de documentaire des coulisses de cette réelle émission de TV des années 80-90. Elles auraient pu créer de beaux personnages plus féministe peut être …. au contraire, elles ont voulu en faire une comédie mélangeant le kitch et l’humour des soap.

Donc on obtient ce qu’on obtient …. avec un pincement au coeur car on aurait aimé que cette étincelle se transforme en un beau feu d’artifice.

A vous de voir !






 La Boucherie Ethique, un projet prometteur !

Nous en rêvions depuis longtemps et c’est enfin une réalité. Les Parasites nous reviennent avec un court métrage – documentaire pour nous faire la présentation de ce projet ambitieux.
Avant, nous avions le choix :  Manger de la viande et se retrouver avec un cadavre d’animal sur les bras ou être végétarien voire vegan.

La solution , c’est Daniel qui l’a trouvée ! Boucher de père en fils, Daniel aime la viande mais c’est un amoureux des animaux ! Alors comment relier les deux sans faire du mal aux papilles gustatives des humains et sans faire du mal aux animaux ? Il invente, La Boucherie Ethique !

Maintenant manger de la viande ne rime plus avec « mort ». Grâce à sa merveilleuse idée nous pouvons continuer à manger, moutons, poulets, porcs et vaches. Le tout avec la conscience tranquille.
Ce mini film des Parasites ( comme tous les autres ) est une merveille pour éveiller nos consciences. Avec un tel talent, nous les retrouverons, bientôt  sur Netflix avec une série ou au cinéma !

Merci à eux pour leurs créations.

Voici maintenant la vidéo ! Nous vous laissons vous faire votre propre idée.






Série phare de OCS et Netflix , « Orange is the new black » est une série qui dure et qui donne un vrai rendez-vous de plus en plus à de nouveaux « webspectateurs » !

Bon pour ceux et celles qui seraient passés complètement à côté de cette série, je vous résume le tout en quelques mots :

On suit les aventures de Piper Chapman, jeune trentenaire américaine qui se fait incarcérer dans une prison fédérale de sécurité minimale pendant 18 mois pour une faute qu’elle a commise il y a plus de 10ans. Elle a été la « mule » de son ex-amante, trafiquante de drogue Alex Vause.

Issue d’une classe sociale, très confortable, Piper essaye de trouver sa place au milieu de ces femmes qui ont chacune des personnalitées fortes et sont toutes issues de milieux sociaux différents.

Bon ce n’est pas du tout un « Prison Break » au féminin ! Si j’étais une mauvaise langue, je dirai que c’est un mélange entre « L World » et « Sex and the City » en prison, mais bien évidemment ça va plus loin que ce genre de séries  même si la comparaison est loin d’être mauvaise. (Ces deux séries avaient été les premières à parler de l’homosexualité féminine et de surtout de la sexualité des femmes)

A la base, cette histoire est un livre-témoignage de Piper Kerman, elle y dénonçait le délaissement de la société américaine  au sujet des prisons, les budgets non délivrés par l’Etat, le système qui les rejetaient  et les insalubrités. Elle voulait, à travers ce témoignage, être la voix de ses femmes qui avaient perdu tous leurs droits et surtout dénoncer leurs conditions.

En fond, la série tant vers cette vision et j’en suis persuadée, bien évidemment vous avez l’impression de passer un bon moment bien divertissant car les personnages sont hauts en couleurs, les histoires sont drôles et les situations sont parfois à mourir de rire. Mais derrière les histoires drôles et les histoires d’amours ou de sexes, il y a divers sujets forts comme celui des transgenre et de la condition féminine … c’est bien cette réalité que nous voyons … le délaissement de la société …. .

Et pour terminer, si vous n’avez jamais vu cette série, ne la louper pas ! Netflix a lancé il y a quelques jours la saison 5 (j’évite le sujet Nabilla qui ne sert à rien !), alors si vous voulez passer un bon moment et découvrir les portraits de toutes ces femmes allez-y, les comédiennes sont extraordinaires et les scénarios sont brillants ! (mais en VO svp !!!!)

Alors, je ne vous l’avais pas dit, le Orange est toujours tendance !

 






Ahhh « La La Land », un film et un casting qu’on n’attendait pas un peu comme « The Artist » aux Oscars. Originale et pétillante, cette comédie « semi » musicale nous embarque dans un Los Angeles contemporain aux accents vintage, où la belle comédienne en devenir Mia rencontre « par accident » le ténébreux Sébastian, musicien et passionné de jazz. Malheureusement,  les auditions pour vivre de leurs métiers ne sont pas au rendez-vous. Mais le coup du sort les réuni dans une belle et folle histoire d’amour … mais vont-ils résister à la vie et au show-business ?

Ce film c’est un tourbillon d’émotions, on suit les aventures de ce jeune couple sur un rythme jazzy et à coup de claquettes. Ryan Gosling est épatant, il donne du cœur à son interprétation et c’est jubilatoire entre piano, danse et chant. La douce et expressive Emma Stone n’est pas en reste, son interprétation est remarquable et touchante. Ce film bien entendu, nous interroge sur le doute, les rêves, l’amour et les déceptions.

Attention, ce film est loin d’être fleur bleue et cucu, il est juste époustouflant car il parle de la vie tout simplement ! Gros coup de cœur pour la fin qui casse complètement l’idée type des comédies musicales !

Alors juste un mot : Succombez !