Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt





Après «  La Liste de mes envies » et « les Quatre saisons de l’été », Grégoire Delacourt nous revient avec « Danser au bord de l’abîme ». Comme pour « La Liste de mes envies », l’auteur campe le rôle d’une femme, Emmanuelle, la quarantaine, mariée à Olivier et mère de trois enfants. Lui, travaille pour un concessionnaire automobile de luxe, elle,  travaille dans une boutique de vêtement pour enfants, une vie simple mais une vie heureuse.

Seulement, Emmanuelle s’ennuie de ce mode de vie et elle étouffe de cet amour monotone. Elle a envie de prendre des risques et de vivre quelque chose de nouveau. Elle a envie de liberté comme dans son conte préféré lorsqu’elle était enfant. Elle veut être Blanchette, la chèvre de Daudet et aspirer à la liberté. Un jour, elle croise le regard d’un homme, Alexandre,  dans une brasserie et là elle sait, elle sait que c’est tout simplement lui.

J’ai trouvé ce roman poétique et  la dernière partie  est très émouvante mais le personnage d’Emmanuelle me reste un peu à travers la gorge. J’ai l’impression d’assister au cliché de la femme qui succombe à la crise de la quarantaine. On ne sait pas trop pourquoi mais du jour au lendemain, elle décide de tromper son mari et de quitter sa vie. En gros, j’ai l’impression qu’elle est victime d’elle-même ( un peu cloche la Emma ), puis le reste de l’histoire est d’un tragique parfois un peu larmoyant .

Alors je ne sais pas trop quoi en penser, même si le roman m’a emporté parfois, même si l’émotion a été là j’ai eu du mal à rentrer dans la danse. Trop Bovary et pas assez Blanchette pour moi.

Sur ce, je vous laisse avec Jeanne Moreau et son « Tourbillon de la vie » qui colle bien au roman.