Fils du Feu de Guy Boley





Le narrateur, Jérôme,  nous raconte l’histoire de sa famille et de son enfance durant les Trente Glorieuse. L’écriture de Guy Boley nous donne l’impression  d’être immergé dans un monde disparu où les fantômes d’autrefois errent parmi les vivants. La première partie du roman met l’accent sur la description de cette période  celle de son père exerçant le métier de forgeron, des femmes de son entourage (mère, grand-mère et voisine) qui s’occupent des lessives, de cette grand-mère qui dépiaute mécaniquement les têtes de grenouille et de ses journées à s’imaginer des histoires extraordinaire en s’amusant avec des épingles à linge. Une vie simple, sans danger, sans bruit où on dialogue peu. Et puis le progrès arrive et surtout le drame … sa famille perd peu à peu son équilibre sombrant tour à tour dans l’alcool et la folie.

Je n’en dirai pas plus, vous laissant le plaisir de découvrir ce texte court mais puissant. Guy Boley est un poète, un jongleur des mots et des maux. Un texte riche qui m’a touché tant par la beauté que par l’histoire. Comment apprendre à gérer l’absence et l’absent ? Car il est vrai, nous sommes tous des fantômes d’hier et nous mourrons peu à peu demain.

A lire absolument !