Prince of Tears





Cinquième album du Dandy quadragénaire britannique, Baxter Dury nous avait un peu déçu avec ses précédents albums. Alors qu’en est il de « Prince of Tears » ? 

En toute objectivité, la rupture amoureuse qui vous met le coeur en miette, lui va comme un gant ! De cette violence émotionnelle, Baxter va en faire sa force ! Cet album devient son exutoire, il règle ses comptes avec son ex et les femmes en général, mais sans trop jamais leurjeter la pierre. Car Baxter, le sait rès bien, dans une rupture il faut être deux et la responsabilité est au même rang pour chaque partie. La souffrance et la solitude sont les moteurs de « Prince of Tears », comme l’homme sur la pochette de son album, Baxter est seul pour affronter l’immense dune de souffrance en face de lui. Et au lieu de se mettre la tête dans le sable, il préfère la remonter même si c’est compliqué ! Si l’ancien Baxter Dury était très solaire, le nouveau a l’humour caustique, sarcastique, voire odieux, des faux-airs gainsbourien pour dresser un rempart avec les femmes, seul moyen pour cicatriser. Mais pourtant, bien loin de dresser un album machiste, les femmes s’invitent sur cet album autant dans les choeurs qu’avec les participations de Madelaine Hart et Rose Elinor Dougal dont les interprétations donnent un contrepoids très intéressant. Bien loin, d’un album mièvre et triste, Baxter nous surprend avec cette Pop-triste, où nous avons la sensation de passer un bon moment même si ici il nous raconte l’histoire d’un coeur brisé.

Déprimant ? Non ! Entêtant ? Oui ! Et même mieux j’en redemande encore, souhaitant au fond, que Baxter ne se relève pas d’ici tôt de ce chagrin d’amour !

Un album magistral !