SÉRIE / FILM NETFLIX : BLACK MIRROR : Bandersnatch





C’est un épisode un peu particulier, que nous offre les créateurs Charlie Brooker , Will Bridges et Jesse Amstrong de Black Mirror. Il faut dire que ces dernières années, le concept commençait à s’essoufler alors il fallait revenir sur un thème pas encore traité. Netflix propose aux créateurs de créer un épisode interactif à fin de redynamiser l’idée. Les créateurs ne le cachent ils ont claqué la porte lors du premier rendez-vous. Mais on ne fait pas partir la poule aux oeufs d’or. Alors La plateforme donne un budget colossal aux créateurs, toute la technique et une place de choix pour la diffusion (les vacances de noël). C’est le duo Charlie Brooker et Annabel Jones qui proposent une intrigue autour des livres « Dont vous êtes le héros » (super bouquins pour les gamins soit dit en passant ). Netflix est emballé, reste plus qu’à écrire le scénario , les différentes séquences possibles et à tourner.

Nous sommes en 1984 , le héros se nomme Stefan Butler, il a 19 ans et il est programmeur de jeux vidéos. Il est fan du livre « Choose your ouwn adventure  » appelée ici « Bandersnatch » écrit par l’auteur Jérôme F.Davies. Son plus grand rêve serait d’adapter le livre en jeu vidéo afin de révolutionner les jeux d’aventures. Le joueur doit traverser des couloirs et éviter une créature qui se nomme Pax tout en prenant des décisions. Le concept plait à la société Tuckersoft, il le signe et il lui propose de venir le créer au sein de la société avec l’aide du grand créateur Colin Ritman ou de le faire chez lui, seul. En parallèle de cette histoire, il y a nous. Stefan est notre petite marionnette, nous sommes dans sa tête et nous prenons les décisions à sa place grâce à notre télécommande tout comme dans son jeu. « Bandersnatch » est un fin hommage à l’oeuvre dystopique de George Orwell « 1984 » et son personnage Big Brother.

Mais comme dans tout les jeux vidéos l’univers n’est pas complètement ouvert et derrière tout ce concept d’interactivité il y a toutefois une trame scénaristique. Les concepteurs nous font repartir en arrière si le choix est mauvais tout comme dans les jeux comme Life is strange. Les créateurs nous donnent ce petit sentiment de supériorité mais nous l’enlève pour nous faire comprendre qu’au bout du compte, ce n’est pas Stefan qui est manipulé mais nous , les spectateurs.
Un scénario plutôt intéressant, une ambiance à la Donnie Darko réjouissante et une interactivité qui a ses limites mais qui au bout du compte a le mérite d’exister (13 fins possibles et un jeu caché). Même si ce principe n’est pas révolutionnaire ( les jeux vidéos, les livres le font depuis pas mal d’années) la plateforme nous fait bien comprendre que plusieurs concepts de séries interactives risquent d’arriver. Alors, si tu regardes Netflix de façon illégale sans être abonné, tu ne pourras pas voir ce type de programme. Enfin si, mais tout d’un bloc soit 5h de film indigeste.

Alors c’est qui, qui est manipulé ?

Notre ancien article sur la série :  Black Mirror