SERIE : Les désastreuses aventures des enfants Baudelaire de Barry Sonnenfeld et Mark Hardis





Depuis quelques mois, Netfix enchaine les séries de qualitées et pour la première fois il lance un format inédit plus baroque, plus gothique et plus pour les enfants avec « Les Désastreuses aventures des enfants Baudelaire ». La saison une reprend les quatres premiers tomes du livre (il y en a treize, nous pouvons donc imaginer au moins trois saisons pour la chaine payante).

Pour ceux et celles qui n’ont jamais entendu parler du livre de Lemony Snicket ou vu le film avec Jim Carrey, c’est l’histoire effroyable de trois enfants Violette, Prunille et Klaus qui perdent leurs parents dans un terrible incendie ( soit disant) et ils héritent de l’immense fortune de leur famille. Seulement, ils sont loin d’être majeurs alors comme il est stipulé sur le testament, les enfants doivent être confiés au membre de la famille le plus proche géographiquement. Le notaire décide de les confier à un cousin éloigné … le terrible Comte Olaf.  Donc faut pas avoir fait HEC pour comprendre le plan maléfique de cet acteur râté, il veut juste dépouiller les trois orphelins et si en même temps ils peuvent passer à trépas ça l’arrange ! Mais les enfants sont très intelligents ,  ils arrivent souvent à déjouer ses plans tordus et ils le reconnaissent à chaque fois sous ses déguisements …mais aux prix de perdre beaucoup d’adultes qui essayent de les aider durant leurs aventures. Intelligents certes mais terriblement malchanceux !

Quant à la série, elle est portée par l’acteur Neil Patrick Harris ( Barney Stinson de How I Met Your Mother) qui donne au personnage du Comte Olaf, ce côté cabaret burlesque et cette absurdité détestable  qui lui va comme un gant. Là où la série brille encore plus c’est sur la réalisation. Avec Barry Sonnenfeld aux commandes ( La Famille Adams, Men in Black… )  nous ne pouvons pas être déçus. Visuellement, c’est somptueux, les décors sont impeccables, baroques, gothiques et le fil rouge du burlesque  est respecté. 

Pour terminer cette petite analyse, j’ai apprécié le parti pris théâtral de faire intervenir l’auteur Lemony Snicket ( joué par Patrick Warburton) qui apparait comme un conteur à chaque début d’épisode ou à des moments importants de l’histoire. 

En bref, c’est étonnant, burlesque, touchant mais jamais triste, alors qu’attendez-vous !?