SERIE NETFLIX : SEX EDUCATION





A croire que ces derniers mois, Netflix adore son public teen et essaye de le préserver et de le garder très très proche de son écran. Alors que vaut le nouveau cru en ce début d’année 2019 ?

Tu as aimé la série Skins ? Master of Sex ou Lovesick ? Alors Sex Education, le nouveau pari de la plateforme est complètement créer pour toi. L’histoire est plutôt simple à résumer :

Nous sommes aux Pays de Galles. Otis est un adolescent de 16 ans et comme tout ses congénères il est mal dans sa peau. Pour ne pas arranger les choses, il vit avec sa mère, Jean,  qui est sexothérapeute. Sa mère passe ses journées à l’analyser pour essayer de s’occuper afin d’oublier son divorce. Heureusement, Otis peut compter sur son meilleur pote d’enfance Eric qui est toujours là pour lui et pour l’aider. Eric est très extravagant, solaire, drôle, assumant son homosexualité et sa passion pour un film LGBT. Et il y a le lycée… le lycée où Otis a du mal à trouver sa place, transparent, trop timide et si peu sûr de lui. Mais patatra, il croise le regard de la rebelle et belle Maeve et là il fond comme neige au soleil. Maeve est brillante, une lectrice hors pair, intelligente, féministe et écorchée vive. Elle a une vie merdique. Elle vit dans une caravane, sa mère est une junkie, son frère aussi et son père les a quitté. En gros, elle est seule. Alors niveau vie, elle survit et elle a besoin de fric. Le jour, où elle entend Otis faire son analyse et son diagnostic sur les problèmes sexuel  d’Adam, le fils du proviseur, elle flaire un bon business. Ils démarrent une mini entreprise au sein du lycée pour aider les jeunes de leurs âges sur les questions du sexe.

Bien évidemment, il y a tous les autres personnages qui peuvent permettre aux adolescents de s’dentifier et qui sont beaucoup plus intéressants que le duo principal. La série parle des LGBT, des homosexuel(le)s refoulé(e)s ou non, du vaginisme, de l’absence de désir, de l’amour, de l’avortement, des drogues, du harcèlement et de la peur d’aller trop vite et d’être en décalage. Mais toujours avec un humour so british.

Néanmoins, la série cultive les clichés de la série adolescente. L’ ados trop timide amoureux de la plus belle fille du lycée. La plus belle fille du lycée qui joue les durs mais qui veut trouver un mec gentil. La brute faux hétéro qui martyrise l’homo du lycée mais qui au fond est amoureux de lui. La cruche riche gentille qui est obsédée par le sexe, le sportif sexy et le trio cool du lycée hyper snobe et méchants.

Ce n’est pas le thème que j’ai aimé dans cette série ni le scénario malgré l’humour. C’est simple de faire un succès sur le thème du sexe chez les ados en montrant des scènes de masturbation, des tutos ou des sexes en gros plan. Le défi n’est pas là.

Ce qui est intéressant, c’est le casting et par conséquent l’interprétation.

C’est plaisant de découvrir Gillian Anderson (X-Files) dans un nouveau registre tout comme Asa Butterfield (Miss Peregrine). J’ai aimé comme les acteurs ont donné de la profondeur à leurs personnages parfois cliché, on sent un investissement profond chez chacun d’eux. Pour ma part, j’ai adoré le jeu de Ncuti Gatwa qui joue Eric, entre fraicheur, gravité et sensibilité. Un acteur à suivre.

Au bout du compte, Sex Education est loin d’être révolutionnaire mais j’ai beaucoup rigolé et j’ai passé un agréable moment.

Un série d’ados sous forme de comédie sociale … pas bête Netflix !

A vous de voir !