SERIE : WestWorld





Inspiré du film de Michael Crichton « Mondwest », « Westworld » nous plonge au milieu d’un parc d’attraction peuplé de robots du Far West où tout est possible. Tel un GTA, les clients peuvent assouvir tous leurs désirs le plus souvent sexuels et violents aux dépens de ces pauvres intelligences artificielles. Dans cette série, nous avons le droit à 4 visions de ce monde complètement débiné…

La première, celle de la multinationale qui préside le parc, avec son président-créateur, le dérangeant et fascinant Docteur Ford, jouait par Antony Hopkins et toutes ses équipes de scénaristes (dont Bernard) et les réparateurs des robots. La seconde, les clients qui sont vus comme des Dieux au sein du parc. Ils violent et ils tuent gratuitement sans l’ombre d’un regret (après tout ils payent des millions de dollars pour se plonger dans cette réalité virtuelle), nous suivons les aventures de l’homme en noir qui pense qu’il y a un niveau caché dans le jeu et que seuls les hôtes peuvent lui montrer l’entrée de ce labyrinthe … La troisième, les hôtes (les robots) qui revivent à chaque fois les mêmes histoires et les mêmes journées, bien programmés pour tout oublier comme Clémentine. Et la quatrième vision , celle des hôtes d’Arnold (ancien co-fondateur du parc avec le Dr Ford) qui se réveillent peu à peu et qui comprennent qu’ils sont les jouets infâmes de cette attraction, nous suivons les aventures de Dolores et de Maeve.

Bien entendu, nous ne sommes pas dupes, les machines vont commencer à buguer ou plutôt à se réveiller et un désir de vengeance fera son apparition …

Alors que pensez ?

C’est mon seul bémol ! L’histoire est un peu facile et on voit les ficelles du marionnettiste très vite. De plus, le fond me fait penser à l’excellente série RealHumans, où il est question aussi de robots qui commencent à se réveiller et à avoir une conscience ….

 Mais il y a du très bon ! L’univers de la série, l’esthétisme (rien que le générique déjà ! ) et le scénario rassemblent l’excellence et le brio de la réalisation du couple Joy / Nolan. Les interprétations des personnages, le casting (Anthony Hopkins tout de même) font partis des éléments qui poussent le spectateur à se plonger dans l’histoire de ce parc d’attraction. Bien entendu, les thèmes de la réalité virtuelle, la violence gratuite et la sexualité exacerbée montrent une  critique  de notre société de divertissement. Après , nous pouvons même sous-entendre que HBO ferait son mea-culpa avec Westworld pour fermer la parenthèse de cruauté et de déchainement avec sa série phare Game of Thrones qui se termine en 2018 … 2018, vous dites ? Pile au moment où la saison 2 de WestWorld sera diffusée !

En espérant que Westworld ne soit pas complètement à l’ouest après une si longue attente ….