Sérum





Cyril Pedrosa et Nicolas Gaignard nous plonge dans une fable dystopique, où la France est devenue un pays sombre et glauque. Le système politique a changé et le nouveau gouvernement est devenu sectaire  depuis que la France ne fait plus partie de l’Union Européenne. Humm ça fait un peur cette vision car ça rappelle beaucoup le programme de certains candidats aux élections françaises.

Le gouvernement est tellement fermé d’esprit, qu’il traque sa population. Un nouveau programme est lancé pour ramener l’ordre : Vérité-Sécurité. C’est simple, il contamine de l’eau potable avec une sorte de sérum ou plutôt un produit psychoactif qui empêche les gens de mentir. Ce programme est utilisé sur les personnes dites « suspecte » par l’Etat. Et c’est le cas de notre anti-héros, Kader, ancien activiste et militant pour une organisation secrète. Avec ce sérum, sa vie est devenue un véritable enfer. Sa solitude est omniprésente, ce produit lui a tout pris. Et nous le savons,  toute vérité n’est pas bonne à prendre. Résultat, sa femme l’a quittée. Il ne peut voir sa fille qu’accompagner d’une médiatrice. Il a perdu son boulot au Ministère et dans son nouveau tout le monde le déteste. La seule personne avec qui il parle, c’est une prostituée virtuelle qui répond au doux nom de Déborah. Bref … sa vie c’est un peu de la merde ! Pourtant, un jour il trouve un tag d’une organisation politique sur son lieu de travail et là tout bascule ! La police commence à le suspecter de quelque chose ! Mais quoi ? … Kader est-il réellement sincère ?

Cette dystopie est très bien mené au niveau du trait, l’ambiance pesante et le pessimisme urbain émane complètement avec des tons bleutés et gris. Au niveau du scénario, tout commence un peu lentement mais l’histoire se met en place au fil des pages.

Un sujet intéressant sur les dérives de la société française … à lire absolument !