The End of the F****ing World !





 Et voici un petit bijou qui a débarqué sur la plateforme Netflix, sans pub ni communiqué. Tout comme « The OA », l’an dernier, « The End of the F***ing World ! » créait la surprise sur le web et  récolte le St Graal de la meilleure série depuis « Black Mirror » d’après les sérivores. Petit décryptage de ce bonbon acidulé made in England.

James vit dans une petite ville en Angleterre avec son père veuf.  Jeune homme trouble et sombre, il pense sincèrement être un psychopathe. Après s’être entrainé sur des animaux, il a envie de passer à une victime plus grosse c’est-à-dire … une camarade de classe. Et ça tombe bien, car il y a une nouvelle dans son lycée et elle se prénomme Alyssa. Alyssa est tout le contraire de James, excessive, communicative et parfois exécrable, elle tombe amoureuse de lui. Alyssa est un peu perturbée, une vie de famille inexistante, une mère soumise, un beau-père pervers narcissique et un père absent. Un beau portrait de famille … elle rêve de rejoindre son père et de tout quitter. Alyssa fera capoter les plans de James sans le vouloir et elle l’entrainera dans une trajectoire qu’il n’aurait pas pu imaginer. Ils s’embarqueront tous les deux dans un road trip qui les feront basculer dans une descente aux enfers inévitable. Deux jeunes dans la tourmente à la quête d’eux-mêmes.

Les cinq premiers épisodes  (le format est de 20 mn celui des comédies) tendent vers la comédie et l’humour noir so british. A la même image que « Bref » les dialogues sont succincts et corrosifs, nous entendons les pensées des personnages et tous leurs questionnements sur ce qu’ils doivent faire ou non. Leurs batailles intérieures en quelque sorte … Les derniers épisodes, toujours au même format, font place en crescendo à un drame poignant.

Alyssa et James sont complètement perdus mais ils en deviennent attachants. Leurs fragilités et leurs sentiments se montrent au fil des épisodes et donnent à cette comédie dramatique une réelle justesse et une vérité. Les deux jeunes acteurs sont dans un niveau d’interprétation qui tend vers l’excellence bien plus haut que les jeunes de « 13 reasons why ». La jeune Jessica Barden donne le rythme de la série pendant qu’à Alex Lawther, lui donne l’émotion.

Filmé dans la veine des films indépendants et avec une BO maitrisée «The End of the F****ing  World ! », est une mini-série captivante, drôle et émouvante !

Ne pas regarder cette pépite serait une f***ing erreur !

A vous de voir !